Ce matin le soleil brille et brillera toute la journée. Le vent est quasiment nul, tout au moins pour ce matin.
Je quitte tranquillement le Landmannalaugar sous les coups de neuf heures.
Je roule sur la F208 en direction du nord pour rattraper la F26.
La F208 est agréable et plate. La tôle ondulée est
toujours présente et je me plante quelques fois dans les
passages sableux.
Ce sera la seule journée vraiment chaude (20/25°) pendant laquelle je pédalerai en tee-shirt.
A chaque arrêt je suis assailli par des moucherons. Ils ne sont
pas bien méchant mais se faufillent dans tous les orifices; je
sors donc ma belle moustiquaire.
Un bout de piste en descente sévère, bourré de
cailloux, m'oblige à freiner et atteindre la F26 en faisant du
sur-places .
Sur la Sprengisandur j'ai droit à quelques centaines de km avant d'attaquer la piste.
Le vent se lève et souffle sur le côté. Je
suis déporté sur le bas-côté sableux dans
lequel mes roues s'enfoncent. Cailloux et tôle
ondulée sont au programme.
Durant deux à trois kilomètres j'ai un vent furieux de
face, je tiens à peine debout et ne peux que m'arc-bouter et
pousser mon vélo sur le plat comme en montée. Je dois
avoir l'air piteux car un 4x4 s'arrête pour me proposer de l'eau
et une aide éventuelle.
Aucun abri dans ce paysage de pierres et de sable.
Passé le lac de Porisvatn, dans l'ouest d'un petit terrain
d'aviation j'aperçois un bout de verdure et un ruisseau. Je pose
mon vélo et pars en inspection sur une bonne cinquantaine de
mètres de la piste et là je découvre une endroit
charmant au bord d'un petit étang.
Je suis un peu à l'abri du vent et j'ai encore du mal à monter ma tente.
J'ai un petit lac à moi tout seul dans lequel je peux faire ma
toilette, ma lessive (avec du savon biologique) en toute
tranquilité.